PETIT JEAN-CLAUDE a écrit le 23-12-2014 :

Je parcours votre site si intéressant, et je lis ci-dessus qu'en jazz, les temps 2 et 4 seraient forts. J'ai appris que le temps fort se trouve toujours juste après la barre de mesure (théorie musicale).

N'est-il pas préférable de dire qu'en interprétation jazz ce sont les temps faibles qui sont marqués ? (contretemps ou syncope) ? Ou alors il y a vraiment plusieurs sortes de temps forts ?

http://www.apprendrelesolfege.com a écrit le 23-12-2014 :


Effectivement, dans la musique jazz, pour une mesure à 4 temps, les temps qui sont "marqués" sont les temps 2 et 4 (contrairement au classique), ce qui revient à dire que ce sont des temps forts, étant donné qu'il sont "appuyés".

Oui il y a plusieurs sortes de temps forts, comme dans la mesure à 3 temps parfois pour les musiques de type valse : 1= fort , 2 = faible , 3 = semi-fort

PETIT JEAN-CLAUDE a écrit le 23-12-2014 :

Merci pour votre réponse
Ma question portait sur la terminologie. Puisque le temps fort est devenu la définition du premier temps (ou partie de temps) qui suit la barre de mesure, n'est-il pas plus prudent de laisser cette expression dans son rôle et à sa place, et d'utiliser par exemple : "le temps faible accentué", ou "le contretemps" pour les temps faibles qui sont marqués par les musiciens ?

Je connais les deux sensations du 3ème temps d'une mesure à 4 Temps, selon les musiciens. Pour certains il reste faible, c'est invariable, et pour d'autres, c'est un demi-fort (en rapport avec deux mesures à 2 temps).

Pour les musiques ternaires employées pour danser la valse par exemple, je ne connaissais pas cette sensation.
Sur le premier temps l'énergie est accumulée par l'ancrage et le contre-corps de mouvement, le temps fort est donc très utile, sur le 2ème temps on récupère l'énergie pour un bon contournement de l'autre, et le 3ème temps est une conclusion qui n'appelle pas de ressentir un temps 1/2 fort.

Mais il doit y avoir des musiques qui marque le temps 3 que je n'ai pas encore entendues. Si vous pouviez m'en donner quelques exemples, ils me seront très utiles dans mes cours. Elles servirons de contre-exemples de musiques en harmonie avec la valse.
Merci pour votre patience.

http://www.apprendrelesolfege.com a écrit le 24-12-2014 :


Tout dépend du théoricien, mais je préfère dire:
- que le temps forts est un temps un peu plus accentué que le temps faibles
- qu'en classique (pop, rock, baroque, ...) les temps forts d'une mesure à 4 temps sont le 1 et le 3
- qu'en jazz les temps forts d'une mesure à 4 temps sont le 2 et le 4

Je ne saurais vous donner un exemple, mais il y a des 3 temps qui se jouent ainsi:

1: fort
2: faible
3: faible

et d'autres

1: fort
2: faible
3: semi-fort

PETIT JEAN-CLAUDE a écrit le 24-12-2014 :

Bonjour,
Effectivement, certains musiciens pensent au "son fort" en terme de temps fort.
Il suffit en fait de savoir de quel "temps fort" on parle.

La théorie reste tout de même en faveur du premier temps après la barre de mesure.

Voici un texte de Wikipédia (sans certificat de véracité bien entendu) :

Les expressions traditionnelles « temps fort » et « temps faible » ne doivent pas être prises au pied de la lettre. En effet, il serait plus exact de dire qu'il s'agisse simplement de la première pulsation [suite effacée, motif: contenu dupliqué]

http://www.apprendrelesolfege.com a écrit le 29-12-2014 :


Et bien je ne suis pas d'accord avec la définition de Wikipédia ...Celle du livre Guide de la théorie de la musique par Claude Abromont, Eugène de Montalembert est plus juste:

[...]
Généralement les temps impairs sont forts et les temps pairs faibles
[...]
Le jazz, quant à lui, inverse l'accentuation classique: dans une mesure à 4 temps les appuis se trouvent sur les temps 2 et 4.


PETIT JEAN-CLAUDE a écrit le 29-12-2014 :

Bonsoir,
Là aussi je pense qu'il s'agit de mots ou de façon de s’exprimer.
En théorie le temps fort est le premier après la barre de mesure.
Chez les latins le temps fort est dans le posé (la main du chef d’orchestre qui descend) et chez le grecs c’est l’inverse, c’est dans le levé !
Nous voyons que la culture ajoute sa part de « désordre »
En résumé, le temps fort est généralement compris comme « l’accent fort » d’un morceau de musique, alors que le temps fort est lui, indéniablement, étymologiquement le premier temps après la barre de mesure.
Combien de musiques, qui ne sont pourtant pas du jazz, comportent cependant de forts contretemps sur le 2 le 3 ou le 4 ! Il n’en reste pas moins que ces sons forts ne sont pas les temps forts.

Simplement pour nous, formateurs de professeurs de danse, nous nous devons de donner à nos étudiants une vision claire de la structure musicale sur laquelle ils vont faire danser leurs élèves.
Exemple avec le cha-cha-cha. La musique d'origine cubaine est très riche et très colorée. Il a été défini, et c'est la technique d'origine cubaine, que les trois pas du chassé se danseraient sur 4&1 (à contretemps en quelque sorte, alors que l'on pourrait choisir : 1&2 ou 2&3 ou 3&4).
Dans ce cas, les enseignants doivent entendre ou se trouve le premier temps de la mesure, et ce n'est malheureusement pas souvent le temps le plus marqué par les instruments. Même chose en rumba et en salsa (et bien d’autres).
Il arrive souvent qu’en rock ou nous utilisions des musiques d’origine « jazz » que les danseurs comptent 1-2-3-&-4 en faisant une figure, et que la musique elle dise : 2-3-4-&-1. Simplement parce que le temps 2 est très marqué par la caisse claire, il est pris comme un temps fort. Nous devons faire la différence.
En disco, tous les temps sont marqués très fort par un boum de grosse caisse (nous disions musique boum-boum à l’époque !) La aussi, nous pourrions dire que cette musique ne comporte que des temps forts ! Bien sûr que non. Si l’on écoute la mélodie, on repère facilement les phrasées de 8 temps, si ce n’est ceux de 16 et de 32, et vous l’avez compris, chaque début de phrase nous donne la certitude d’être sur un temps fort.
Voilà pourquoi, entre autre, nous sommes à cheval sur la terminologie pour éviter les confusions.
Temps fort = 1er temps de la mesure.
Alors que accent, son marqué ou son fort = là où le compositeur et l'interprète le place.
Mais nous parlions de la même chose.
Cordialement.

PETIT JEAN-CLAUDE a écrit le 31-12-2014 :

Merci pour votre écoute.

Voici un texte de Christian Dubar, une personnalité du monde de la musique dans le sens très large du terme, et créateur de la seule méthode reconnue par le ministère de la culture pour l'enseignement des danses de société :

Temps fort = 1er temps après la barre de mesure : Tous les théoriciens du monde entier se sont mis d’accord sur ce point, afin de pouvoir échanger sur des notions elles-mêmes très théoriques.

C’est une théorie admise dans le monde entier. C’est un choix, ou mieux : un ensemble de choix, une langue (la plus parlée au monde). Choix sur lequel je ne conseille pas de revenir.

Pour exprimer ce que les swings veulent dire, les mêmes théoriciens ont mis au point des termes comme contretemps, accent, intonation, inflexion, syncope. Ce qui reste purement théorique, exactement aussi théorique que 2 + 2 = 4, ou, pire : 1/3, ou racine de 23, ou les nombres complexes racines carrées de nombres négatifs, ou des raisonnement sur l'infini !

La musique est une pensée, très difficilement traduisible encore que déjà très travaillée par nos ancêtres. Et les swingers n’ont pas besoin de changer le système, ni d’en inventer un nouveau pour montrer leur originalité : Bach connaissait déjà tout cela bien avant eux.
After beat !!!!!! = contretemps !

.../...

Il faut distinguer ce que l’on appelle les temps forts et faibles (à l'oreille, les forts et surtout demi-forts ne sont pas tous impairs), pour une commodité d’explication en partant d’un postulat ; des autres nuances : l’accent, qui peut être « sauvage », répétitif ou non ; les « appuis » comme le dit Claude Abromont.

Toutes ces choses sont des concepts intellectuels pour comprendre et échanger sur la musique. Il n’y a que les normes que l’on se fixe pour échanger qui sont valables ; mais elles restent des normes choisies. De la même façon que nous avons mis au point un vocabulaire plus ou moins précis pour parler des douleurs de l’âme.
CD

Cordialement
JCP

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