Nicolas a écrit le 04-01-2020 :

Bonjour , merci pour cette page qui permet de communiquer avec vous sur ces questions techniques . je connait relativement bien ces règles concernant les quintes et octaves parallèle ayant étudié l'harmonie classique, cependant des que l'on sort de la forme stricte du quatuor (ou de l'ecriture à 4 voix) et que l'on passe à l'orchestre ou des musiques plus modernes, je me pose toujours la question de savoir si ca n'entraine pas des exceptions . Je suis actuellement en train d'étudier le Lac des Cygnes de Tchaikovsky pour m'initier à l'orchestration. Et je remarque la presence de ce qui me semble être des octaves parallèles, qui plus est , qui doublent une alteration (modulation de passage) . Ci joint le lien de la partition, aux cordes mesure 6 et 7

https://www.youtube.com/watch?v=7EZfy2_xq8c

pouvez vous m'expliquer comment cela se justifie ? est ce lié à la melodie tenue par la clarinette qui joue une gamme mineure naturelle sur un accord de dominante? Je parcours internet pour trouver des exemples d'exeptions de cette regle par les grands maitre et je ne trouve pas, et pourtant c'est bien devant mes yeux et je ne comprend pas...

merci d'avance si vous pouvez me répondre , ca m'enlèverait une grande interrogation !

Bien à vous

Nicolas

https://www.apprendrelesolfege.com a écrit le 29-01-2020 :

Bonjour

Il faut que je le précise dans les pages de ce site internet, mais il faut faire la différence entre les règles strictes de l'harmonisation classique et les techniques d'orchestration.

Dans un choral tonal, les règles d'harmonisation strictes vont être privilégiées, on évitera les 5te et 8ve consécutives. Par contre, dans une orchestration, pour donner du volume et de l'amplitude au son de l'orchestre, il est possible d'utiliser des doublures à l'octave. Les quintes parallèles sont aussi parfois utilisées en orchestration mais pour un effet précis, cela produit un sentiment modal, ou bien une certaine rudesse harmonique.

cordialement

Nicolas a écrit le 29-01-2020 :

Bonjour
merci pour votre réponse !
je me permet d'insister un peu sur cette question parce que j'avoue que ce n'est pas encore très clair pour moi, en tout cas par rapport à l'exemple mentionné dans mon premier message aux mesures 6 et 7 du lac des cygnes.
je suis conscient de la possibilité que vous évoquez "d'utiliser des doublures à l'octave" dans une orchestration "pour donner du volume et de l'amplitude au son de l'orchestre".
Mais pour moi il s'agirait alors de ce que mon professeur d'harmonie appelait des octaves acoustiques, pour mettre en relief une mélodie ou un trait par exemple. Ces doublures sont alors considérées comme une seule et même voix, que plusieurs instruments peuvent jouer à l'unisson ou à l'octave pour les détacher en quelque sorte de l'harmonie qui l'accompagne ou leur donner une couleur particulière. On trouve effectivement ce genre de procédé dans toute les pièces pour grand orchestre, c'est d'ailleurs inévitable eu égard au grand nombre d'instruments dans un orchestre qui joue une harmonie qui ne comprend en général que 4 voix.
Pour autant , dans l'exemple évoqué, il ne me semble pas que l'on soit dans ce cas de figure (tout au plus on peut voir que les violons jouent des double cordes et doublent certaines notes pour des raison acoustique facile à comprendre mais sans pour autant effectuer de mvt parallèle sauf dans le passage qui me pose problème) .
En effet , de la mesure 5 à 8 le groupe des cordes accompagne une mélodie joué à la clarinette. Au quatrième temps de la mesure 6 les violons 1 et 2 jouent un mi en octave, puis sur le deuxième temps de la mesure 7 il se déplace parallèlement sur un mi#, ce jusque au quatrième temps de la mesure 8 où le violon 1 monte sur le fa# et le violon 2 descends sur un mi bécarre. Ainsi dans cette exemple les règles de l'harmonie tonale son respecté sauf sur le passage qui module très brièvement de l'accord de La7 (1er renversement) au Do#7b5 (mesure 6 et 7) où l'on trouve ces octaves parallèle du mi au mi#. Ensuite tout redevient normal et ces deux voix se séparent sur l'accord de Fa#7 (2eme renversement) pour se résoudre sur le Si mineur (tonalité du morceau) en mesure 9.
mi (si) mi sol si >>> re (si) fa# re >>> do# (la) mi sol mi >>> do# (sol) mi# si mi# >>> do# (la-sol) mi# si mi# >>> do# (fa#) mi la# fa# >>> si re fa# si fa# (entre parenthèse les notes jouées par la clarinette)
Ainsi je ne vois pas en quoi cela peut être considéré comme des octaves acoustiques; si c'était le cas je présume que le contrechant joué au premier violon (si re mi mi# mi# fa#) serait doublé tout du long mais ce n'est pas le cas.
en pièces jointe le passage évoqué transcrit pour piano ( pardon pour la mauvaise qualité de la photo ...)

je vous remercie par avance de votre réponse. j'aimerai pouvoir comprendre et me permettre ce genre d'écriture, parce qu'au final c'est vrai qu'à l'oreille ca sonne très bien.
pour information j'ai un premier prix d'harmonie classique obtenu il y a quinze ans à la Scola Cantorum, mon professeur était Alain Margoni.

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