Analyse du premier mouvement (Allegro) du Divertimento K136 de Mozart


Téléchargez la partition du Divertimento K136 de W.A Mozart


La structure globale du premier mouvement (Allegro) du Divertimento K136 de Mozart est tripartite, c'est-à-dire qu'elle est composée de 3 parties :

premier mouvement (Allegro) du Divertimento K136 de Mozart
Première mesure de l'allegro du divertimento kv136 de Mozart



Le premier mouvement est une forme sonate (il faut absolument citer la forme sonate lors de votre oral du BAC musique !)

Le Premier mouvement du Divertimento K136 de W.A Mozart est intitulé Allegro qui signifie en Italien Allègre (synonyme de joyeux).

Il y a 2 dièses à la clef et la tonalité principale est donc la tonalité de ré majeur.

Analyse du premier mouvement du Divertimento K136 de Mozart en Vidéo

Le site http://www.musique-orsay.fr propose une analyse en vidéo avec un suivi de partition, le voici :

Exposition

L’exposition est également composée de 3 parties :

- Un premier thème (Thème A)
- Un pont (transition)
- Un deuxième thème (Thème B)

Divertimento K136 de Mozart, allegro, analyse de l'exposition

Thème A

Le thème A de l'exposition est en Ré Majeur :

Divertimento K136 de Mozart, allegro, exposition, thème A

Le pont

Le pont comporte des entrées en imitation entre le violon I et le violon II.
Une entrée en imitation est un procédé de composition musicale où un motif se répète successivement dans différentes voix.

Divertimento K136 de Mozart, allegro, exposition, pont et entrées en imitation

Le thème B

Le thème B comporte &également des entrées en imitation. Dans ce passage, le violon II joue un court motif composé de croches et d'un trille, auquel répond en imitation le violon I, le violon alto puis enfin le violoncelle.

Divertimento K136 de Mozart, allegro, exposition, thème B et entrées en imitation

Développement

Le développement va comme son nom l'indique développer les idées exposées dans l'exposition, le développement est l'endroit idéal pour s'amuser à varier, déformer et jouer avec les thèmes déjà exposés, et pour varier les tonalités (emprunts et modulations).

Divertimento K136 de Mozart, allegro, analyse du développement

Partie 1 du développement


La partie 1 du développement fait entendre plusieurs fois le thème A de l'exposition mais dans différentes tonalités.

Le thème A est exposé en Mi mineur :

Divertimento K136 de Mozart, allegro, développement, thème A en Mi mineur

puis en Si mineur :

Divertimento K136 de Mozart, allegro, développement, thème A en Si mineur

Partie 2 du développement


La deuxième partie du développement a un caractère plus sombre, plus dramatique, en ré mineur

Divertimento K136 de Mozart, allegro, développement, partie 2

Réexposition

La réexposition est composée des 3 mêmes parties que celle de l'exposition :

- Un premier thème (Thème A)
- Un pont (transition)
- Un deuxième thème (Thème B)

Notez seulement qu'il y a quelques modifications par rapport à l'exposition.

Divertimento K136 de Mozart, allegro, analyse de la réexposition

La forme sonate

Ce premier mouvement du Divertimento K136 de Mozart est de forme sonate. Pour plus d'information sur la forme sonate, merci de lire l'article au sujet de la forme sonate

Divertimento K136 de Mozart, allegro, forme sonate

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Vos commentaires
Alain Quévet a écrit le 08-05-2020 :


Je comprends tout ce que l'analyse peut apporter à l'auditeur qui apprend ainsi à ne pas écouter seulement la mélodie dominante ,à comprendre l'enchainement des séquences , la structure et la composition, même s'il ne sait pas lire les notes ,ce qui est mon cas.
Je suppose qu'un interprète et un compositeur en tireront aussi un bénéfice .
Ce que l'analyse n'apporte guère ,surtout avec Mozart qui ne raturait presque jamais (hormis lors de la composition des quatuors dédiés à Haydn , je crois ) c'est l'invention dans son esprit de ces mélodies et trouvailles qui s'impriment dans l'esprit de l'auditeur ,font sa joie et son contentement . Beethoven ,semble-il , raturait ,recommençait ,explorait jusqu'à être satisfait de son travail et cela nous donne au moins une idée du cheminement de son imagination et donc de la création .En ce qui concerne Mozart ,il me semble que ses contemporains et amis ,Albrechsberger ,von Dittersdof ,ceux de l'école de Manheim,et même Haydn ,s'ils avaient voulu suivre à la lettre tout ce qui est exposé dans l'analyse de cette oeuvre de Mozart ,n'auraient jamais pu aboutir un résultat aussi merveilleux . Tel est le mystère de la création que jamais l'analyse ne pourra jamais élucider. Sans doute est-ce souhaitable car cela signifierait que la création se limite à l'exploitation de formules.


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